À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes 2026, les femmes engagées au sein de African Women In Tech Startups (AfricanWITS) partagent leurs convictions, leurs expériences et leurs appels à l’action.
Juristes, ingénieures, communicatrices, enseignantes, spécialistes des données, entrepreneures ou responsables des ressources humaines, elles œuvrent chacune dans leur domaine pour promouvoir la justice, l’égalité des chances et l’inclusion des femmes dans la transformation économique, sociale et numérique de l’Afrique et du monde.
À travers leurs témoignages et leurs analyses, elles rappellent une réalité essentielle : les droits des femmes ne sont pas uniquement un idéal à défendre, mais une responsabilité collective à concrétiser chaque jour.
Ces prises de parole illustrent l’engagement d’AfricanWITS à encourager le leadership féminin, l’accès aux technologies, l’éducation des filles et la participation active des femmes aux décisions qui façonnent l’avenir des sociétés. Car lorsque les femmes prennent la parole et passent à l’action, c’est toute la société qui progresse.
Une lutte pour les droits et la reconnaissance
Les origines de la Journée internationale de la femme (JIF) remontent au début du XXe siècle, époque marquée par de grands bouleversements sociaux et des mouvements ouvriers. La première célébration remonte à 1909 à New York, lorsque le Parti socialiste américain a organisé une journée des femmes pour soutenir les ouvrières de l’habillement en grève pour obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail.
La naissance d’un mouvement mondial
En 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, la féministe allemande Clara Zetkin a proposé l’idée d’une journée annuelle des femmes. L’idée est simple : Chaque année, les femmes de tous les pays devraient s’unir pour faire campagne en faveur de leurs droits. L’année suivante, plus d’un million de personnes ont célébré cette journée en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse, défendant le droit des femmes à voter, à travailler et à occuper des fonctions publiques.

Source : https://wncri.org/fr/2025/03/03/8-mars-la-journee-internationale-de-la-femme
Bonka Régine – Juriste du numérique
Violence en ligne et droit de la femme
L’avènement du numérique devait garantir aux femmes plus d’autonomie, de liberté et de pouvoir. Pourtant les violences et les abus divers les ont suivies dans le monde virtuel… Elles sont victimes d’arnaques, de menaces et d’abus divers.
A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes je viens m’adresser à celles qui l’ignorent encore : vous disposez de cadres juridiques pour vous défendre.
Pour que le droit prime sur l’impunité, vous devez adopter les bons réflexes dénoncez et signalez les abus. Collectez et conservez des preuves, demandez de l’aide.
Des lois existent pour votre protection, utilisez-les. Nous continuons le plaidoyer pour un environnement numérique plus sûr et plus juste pour la femme.

Tatiana OMENGUE – Juriste en droit foncier
Accès équitable à la terre : un enjeu de justice pour les femmes et les filles

Bien que la loi soit générale et impersonnelle, il y a beaucoup d’injustices dans son application. Il est nécessaire d’assurer une meilleure prise en compte des droits des femmes et des filles dans les procédures d’acquisition des terres. Garantir un accès équitable à la terre constitue un levier essentiel pour promouvoir l’égalité, renforcer l’autonomisation des femmes et favoriser un développement plus inclusif.
Nadine Agnès BIHOLONG – Ing/PLET Informatique et Entrepreneur
’Au Cameroun, le leadership féminin n’est plus une option, c’est le système d’exploitation de notre économie. À l’occasion de la #JIF2026, ne parlons pas seulement de parité, parlons d’impact systémique
Le leadership féminin se transforme. Il ne s’agit plus de « trouver sa place », mais de bâtir les ponts entre nos traditions et la Tech de demain
Le leadership de demain, c’est une expertise en IA, en Cyber et en Data pour concevoir des solutions qui répondent enfin aux réalités de nos foyers et de nos zones rurales

Carine MANANGA – Responsable marketing et vente à SCTA SARL

Défendre les droits des femmes, ce n’est pas seulement revendiquer l’égalité : c’est agir chaque jour pour que chaque fille puisse rêver, apprendre, diriger et réussir librement. La Journée internationale des droits des femmes est bien plus qu’une célébration. Elle constitue un moment de réflexion, d’engagement et d’action collective en faveur de l’égalité et de la justice pour toutes les femmes et les filles.
À travers ses initiatives, African Women in Tech Startups (AfricanWITS) s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Car promouvoir les droits des femmes, c’est aussi créer les conditions qui leur permettent d’accéder au savoir, de développer leurs compétences et de participer activement à la transformation économique et sociale de nos sociétés. En donnant aux femmes les moyens de s’affirmer, d’innover et de diriger, nous contribuons à bâtir un avenir plus équitable, où chaque talent féminin devient une force de progrès pour l’Afrique et pour le monde.
Chérie Nicolette Ahon – Communicatrice, spécialiste de la relation client et entrepreneure
La relation client comme pilier des entreprises tech durables
Dans le contexte africain en général, la relation client est encore considérée comme un luxe réservé à une catégorie de personnes ou d’entreprises.
Mais pour les femmes dans la tech,
elle est un acte de JUSTICE envers celui qui nous fait confiance,
un-DROIT fondamental de tout consommateur,
et notre première ACTION concrète pour bâtir des entreprises qui durent. Servir avec excellence n’est pas une option, c’est notre signature

Sonia Tigomo Zeufack – Project manager, Publisher
Le Leadership Féminin : Moteur de changement dans les projets à fort impact social

Aujourd’hui, les femmes investissent des secteurs divers avec une détermination impressionnante. Leur sensibilité et leur humanisme ne sont pas seulement des traits de caractère, mais des atouts exceptionnels pour la gestion de projets humanitaires et sociaux.
Il est temps de confier des projets d’envergure aux femmes afin de garantir une gestion qui place l’impact social au cœur de la performance.
Soyons les architectes d’un changement qui ne laisse personne de côté
Sylvie YOUNGA EHAWA – Gestionnaire des Ressources Humaines
L’égalité professionnelle devient réelle lorsque la femme peut réussir sa carrière sans renoncer à son équilibre familial
A l’occasion de la JIF 2026, Il convient de rappeler que le CTC reconnaît les droits visant à protéger la femme au travail, notamment en matière de maternité.
Cependant, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale demeure un défi pour de nombreuses femmes.
Le professionnel des ressources humaines doit donc mettre en place des politiques favorisant cet équilibre, qui contribue non seulement au bien-être des travailleuses, mais aussi à une performance durable des entreprises.

Anasthasie BILONG – Enseignante de Mathématiques
Éduquer une fille, c’est faire avancer toute la société

Les jeunes filles ont le droit à l’éducation et peuvent aussi suivre des parcours scientifiques. Il est injuste de les sacrifier lorsque les moyens manquent ou de les cantonner aux seules tâches domestiques. Les exclure de l’école ou des sciences crée une inégalité et un véritable manque à gagner pour la société. Garantissons leur accès à l’éducation, soutenons leur présence dans les filières scientifiques et assurons-leur une place à la table des décisions.
Les droits n’ont de sens que s’ils deviennent réalité pour toutes les femmes et les filles.
Lucresse Sorelle DEKA – Data Analyst | Analyste en Cybersécurité et Réseaux
La donnée comme levier de justice et d’inclusion numérique
Dans le contexte technologique actuel, la gestion des données est souvent perçue comme un simple processus technique et froid. Mais pour les femmes dans la tech, elle est un acte de JUSTICE envers chaque utilisateur dont nous protégeons l’identité, un DROIT fondamental à la sécurité numérique pour tous, et notre première ACTION concrète pour bâtir un écosystème digital où personne n’est laissé pour compte.
À l’occasion de cette #JIF2026, avec AfricanWITS, nous rappelons que notre rôle en Afrique est de sécuriser le progrès pour TOUTES. « Parce que la Justice ne se plaint pas, elle revendique : faisons de l’inclusion numérique le système d’exploitation de notre impact social.

Espoir ABOSSOLO – Responsable Communication | Social Média
La justice pour les femmes se joue aussi dans les récits.

Chaque mot, chaque image, chaque message compte. Dans nos médias, nos campagnes et nos conversations, faisons résonner leur voix, célébrer leur puissance et dénoncer les injustices. La communication n’est pas neutre : elle peut briser les silences ou les perpétuer. Aujourd’hui, faisons-en un « outil d’action», un vecteur de respect et d’égalité. Pour chaque femme, pour chaque histoire, « choisissons de raconter, de valoriser et d’agir
Bethy Ntocko-Nkowa – Éducatrice jeunes enfants, coach parental et Fondatrice Akamai Kids
L’égalité professionnelle devient réelle lorsque la femme peut réussir sa carrière sans renoncer à son équilibre familial
Droits, justice et action : reconnaître enfin la charge mentale des mères « Une société qui célèbre les mères mais ignore leur charge mentale ne les honore pas vraiment : elle normalise leur épuisement. Car la parentalité reste encore trop souvent considérée comme une responsabilité naturelle des femmes, alors qu’elles portent déjà l’invisible (penser, prévoir, organiser et veiller à tout pour que la famille tienne debout). Tant que cette responsabilité ne sera pas reconnue et partagée collectivement, l’égalité restera un discours plus qu’une réalité.

Viang Viang Claudia, Graphic Designer, Communicante
« L’image est le chemin le plus court entre une idée et le cœur. »

Le 8 mars n’est pas qu’une affaire de discours, c’est une bataille de perceptions. Un mot mal choisi ou une image stéréotypée peut renforcer des siècles de préjugés en une fraction de seconde. À l’inverse, une représentation juste a le pouvoir de briser un plafond de verre mental. Mon engagement se niche dans les détails : choisir un mot qui valorise plutôt que de diminuer, préférer une image qui montre la compétence plutôt que l’esthétique pure. En tant que créateurs de contenus, nous sommes des influenceurs de la réalité. Nous avons la responsabilité d’utiliser nos outils pour que l’égalité ne soit plus un concept abstrait, mais une réalité visuelle indiscutable. Créer, c’est choisir le monde dans lequel on veut vivre.
Anne Marie NKOUKE, CEO MARY GUARD SERVICE
À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, il est essentiel de mettre en lumière celles dont le travail, bien que souvent invisible, constitue le socle de notre société : les femmes au foyer et les travailleuses domestiques.
On dit souvent que la femme est le pilier du foyer, mais il est temps de dire qu’elle est l’un des moteurs les plus puissants de notre économie.
En cette journée du 8 mars, nous célébrons la force, la résilience et le dévouement de la femme , Trop longtemps, leur contribution a été reléguée au rang de « tâche naturelle », alors qu’elle est, en réalité, une expertise de gestion et de développement.
Mon message aujourd’hui :
Reconnaître les droits de la femme, c’est aussi valoriser le travail domestique. C’est transformer l’invisible en reconnaissance, et le silence en gratitude. À vous qui structurez nos vies, qui permettez à nos enfants de grandir et à nos sociétés de tenir debout : vous n’êtes pas seulement des femmes au foyer, vous êtes des actrices du développement national.
Bonne fête de la femme à toutes les héroïnes du quotidien !
Africanwits shapes the future.
